Asociación de Familiares de Presos y Desaparecidos Saharauis (AFAPREDESA)
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Campamentos de Refugiados Saharauis, a 4 de junio de 2000

 

Duras penas a tres militantes saharauis

 

El 2 de junio de 2000 se ha celebrado el juicio de tres militantes saharauis Cheikh Khaya, Brahim Leghzal y Laarbi Massoudi en presencia de cuatro abogados saharauis. Los tres hombres han sido inculpados de atentar a la "Seguridad interior del Estado" y condenado por el tribunal de primera instancia de Agadir a 4 años, los dos primeros, y 3 años al ultimo. Durante el juicio, unidades de las fuerzas de seguridad impidieron a los cientos de saharauis entrar a la sala. Por estas condenas, queda demostrado que estamos lejos del estado de derecho en el Reino de Marruecos donde continua reinando la arbitrariedad más cínica. La "Justicia Real" no vacila en imponer de manera descarada su opresión a toda persona que tenga una opinión contraria a sus tesis sobre el Sahara Occidental. Esta farsa se ha celebrado con la complicidad del conjunto de los partidos políticos, las organizaciones de defensa de los derechos humanos y los medios de comunicación marroquíes. Organismos internacionales interesados en el caso tampoco participaron.

Cabe recordar que los tres saharauis habían sido secuestrados el 6 de diciembre de 1999 y desde entonces encarcelados sin juicio se celebro hasta mayo pasado cuando el juez de instrucción, tras recibir instrucción del régimen, decide pasar el caso al tribunal de primera instancia. La larga detención sin juicio, en un caso de competencia del tribunal de primera instancia, viola las propias leyes marroquíes.

Las fuerzas de ocupación son responsables del secuestro, de la tortura y de los malos tratos a los que han sido sometidos los tres saharauis lo que viola impunemente las convenciones internacionales del Derecho Internacional de los Derechos Humanos. En este contexto, las autoridades marroquíes deben facilitar a los detenidos políticos acceder a una consulta medica exhaustiva de las secuelas de la tortura y los malos tratos a los que han sido sometidos y llevar una investigación para perseguir a los responsables del secuestro y los abusos cometidos contra los tres ciudadanos saharauis.

La Asociación de Familiares de Presos y Desaparecidos Saharauis (AFAPREDESA) condena enérgicamente la sentencia y exige de las autoridades marroquíes la liberación inmediata y incondicional de los tres presos saharauis políticos. AFAPREDESA pide a los organismos de los derechos humanos que presionen al Reino de Marruecos para que los derechos y las libertades fundamentales de los tres ciudadanos saharauis sean respetados. En particular, AFAPREDESA solicita de la Federación de Ligas de los Derechos Humanos que pida a sus filiales en Marruecos que velen por el respeto de todos los seres humanos en Marruecos sin discriminación étnica, política ó de cualquier otro tipo. Para ello, esas organizaciones deben ser activas en la lucha para el respeto de todos los derechos humanos y para todos y no canjear su silencio sobre temas consideradas tabú por el régimen marroquí a cambio de su reconocimiento como identidades de utilidad publica.


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Campements de réfugiés sahraouis, le 4 juin 2000

 

LOURDES PEINES POUR TROIS MILITANTS SAHRAOUIS

 

Le 2 juin 2000, a eu lieu le procès des trois militants sahraouis, Cheikh Khaya, Brahim Leghzal et Laarbi Massoudi, en présence de quatre avocats sahraouis. Les trois hommes ont été inculpés d'atteinte à la "sécurité intérieure de l'Ètat"ª et condamnés par le tribunal de première instance d'Agadir à 4 ans de prison pour les deux premiers, et 3 ans pour le dernier. Pendant le procès, des unités des forces de sécurité ont empÍché les centaines de Sahraouis présents d'entrer dans la salle. Ces condamnations démontrent que nous sommes loin de l'Ètat de droit dans le Royaume du Maroc où continue de régner l'arbitraire le plus cynique. La ´"justice royale" n'hésite pas à imposer de manière claire sa répression de toute personne qui aurait une opinion contraire à ses thèses sur le Sahara Occidental. Cette farce s'est déroulée avec la complicité de l'ensemble des partis politiques, des organisations de défense des droits de l'homme et des médias marocains. Des organismes internationaux concernés par la question n'ont pas participé non plus.

Il faut rappeler que les trois sahraouis avaient été séquestrés le 6 décembre 1999 et qu'ils étaient emprisonnés sans jugement depuis lors jusqu'à ce que le juge d'instruction décide en mai dernier, sur ordre du régime, de les présenter au tribunal de première instance. La longue détention sans jugement, dans un cas de compétence du tribunal de première instance, viole les lois marocaines elles-mêmes.

Les forces d'occupation sont responsables de l'enlèvement, de la torture et des mauvais traitements auxquels ont été soumis les trois Sahraouis, violant ainsi impunément les conventions internationales du Droit International des Droits Humains. Dans ce contexte, les autorités marocaines doivent permettre aux détenus politiques d'avoir accès à une visite médicale exhaustive des séquelles de la torture et des mauvais traitements qu'ils ont subi, et de mener une enquête pour poursuivre les responsables de l'enlèvement et des abus commis contre les trois citoyens sahraouis.

L'AFAPREDESA condamne énergiquement la sentence et exige des autorités marocaines la libération immédiate et inconditionnelle des trois prisonniers politiques sahraouis. L'AFAPREDESA demande aux organismes des droits de l'homme qu'ils fassent pression sur le Royaume du Maroc pour que les droits et les libertés fondamentales des trois sahraouis soient respectés. En particulier, l'AFAPREDESA sollicite la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'homme pour qu'elle demande à ses filiales au Maroc de veiller au respect de tous les êtres humains dans leur pays, sans discrimination ethnique, politique ou de tout autre type. Pour cela, ces organisation doivent être actives dans la lutte pour le respect de tous les droits humains pour tous, et ne pas échanger leur silence sur des thèmes considérés tabous par le régime contre leur reconnaissance en tant qu'entités d'utilité publique


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