ACTUALITES HEBDOMADAIRES


SEMAINE 05, 29.01-04.02.1996


29.01.96
Le ministre des affaires étrangères sud-africain Alfred Nzo déclare, lors d'une conférence de presse tenue à Johannesburg, que son voyage de 10 jours allait le conduire, après l'Angola, au Maroc et en Algérie, où il s'entretiendrait du futur du Sahara occidental. Il a ajouté qu'il espérait rencontrer des responsables sahraouis. Nzo a déclaré que Mandela avait été sur le point de reconnaître, l'année dernière, la République Sahraouie. Cette reconnaissance avait été suspendue après intervention des Nations unies et de l'OUA, car elle aurait empêché le référendum. Selon des sources officielles sud-africaines le référendum ayant été à nouveau reporté, Pretoria pourrait reconnaître bientôt la République Sahraouie.

30.01.96
La radio nationale d'Angola annonce que Nzo quitte demain l'Angola pour le Maroc. Mais le 01.02., quelques heures avant son arrivée au Maroc, l'ambassade d'Afrique du Sud à Rabat annonce l'annulation du voyage de Nzo au Maroc, qui aurait dû débuter le même jour, sans indiquer de raisons.

31.01.96
Les chefs d'Etats de l'Union du Maghreb arabe (UMA) ont décidé de ne pas tenir de réunions maghrébines "à quelque niveau que ce soit" avant de régler le différend algéro-marocain au sujet du Sahara occidental, a annoncé Joumoua Fazzani, secrétaire général du Comité populaire libyen de l'unité, dans une déclaration publiée par le quotidien Acharq Al Awsat, édité à Londres. La Tunisie et l'Algérie ont démenti le lendemain. M. Attaf a ajouté qu'il est parvenu, après la réunion tenue à Alger le 31.01. en présence du secrétaire général de l'UMA, à un "accord collectif" avec ses homologues de Tunisie et de Mauritanie sur la réponse à donner au Maroc qui avait demandé le gel des activités de l'UMA. Il n'a cependant pas révélé les termes de cet accord.
Le Maroc a exprimé son "étonnement" et ses "réserves" sur la réunion d'Alger. Dans un communiqué, le ministère marocain des Affaires étrangères indique que le Maroc s'est abstenu de participer à cette réunion, proposée par Alger, pour deux raisons. La première parce que le Maroc et la Libye l'ont jugée "inopportune" et la seconde pour avoir été organisée à une date proposée (unilatéralement) par les autorités algériennes.

31.01.96
Résolution du Conseil de sécurité S/RES/1042-1996
Le Conseil, à l'unanimité, proroge la mandat de la MINURSO jusqu'au 31.05.96. Il note avec une vive préoccupation que le processus d'identification est dans l'impasse. Discrètement, le Conseil "encourage les deux parties à envisager d'autres moyens de créer un climat de confiance mutuelle", allusion probable à l'instauration d'un dialogue entre Marocains et Sahraouis. Il prie cependant le Secrétaire général d'établir un programme de retrait de la MINURSO "au cas où il n'y aurait pas de progrès tangibles" avant le 15 mai 1996.

01.02.96
Réactions après l'adoption de la dernière résolution du Conseil de sécurité
"Le Front Polisario est disposé à dialoguer avec le Maroc mais il est difficile de voir le Maroc démontrant la même disponibilité et la même volonté", a déclaré Bachir M. Sayed, coordinateur sahraoui avec la MINURSO. Bachir note que le mot "dialogue" demeure encore tabou dans l'esprit des autorités marocaines. "Il y a de la part du Maroc comme une sorte de paralysie mentale".
De son côté l'ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies a déclaré que son pays avait "suffisamment montré au monde entier sa volonté sincère et son profond désir de voir ce référendum se tenir". Il a terminé en espérant "que le Conseil de sécurité saura, le moment venu, désigner du doigt le responsable de l'échec de la MINURSO". Il n'a pas mentionné la possibilité, pour le Maroc, d'envisager un dialogue avec le Front Polisario.

03.02.96
Déclaration de la représentante permanente des USA aux Nations-unies Mme Madeleine Albright Les Etats-Unis continuent de soutenir le plan de règlement de l'ONU au Sahara occidental, y compris sa pièce centrale, un référendum libre, régulier et impartial. Les deux parties doivent, durant les tous prochains mois, prendre des mesures pour établir la confiance qui pourrait aider à détruire les murs de suspicion entre elles. Les USA continueront d'encourager les parties à trouver un terrain d'entente. Cette position américaine constitue une invite diplomatique et implicite à un dialogue direct entre le Maroc et le Polisario, estime-t-on dans les milieux onusiens, cités par APS.

NOUVELLE PUBLICATION
- FORGOTTEN GRABS, The Economist, London, 27.01.96.


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